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Rapport du Venezuela: La séparation des enfants de leurs parents est une abomination PDF Imprimer Envoyer

K2Caracas, 30 Juin 2018.- Le 29 juin, lors d'un Conseil permanent de l'Organisation des États Américains, le Venezuela a dénoncé le silence complice de l'OEA et de la CIDH concernant les très graves violations des droits de l'homme par les États-Unis, et notamment sa politique d'immigration qui implique la séparation violente des enfants et des adolescents de leurs pères et mères, et leur enfermement dans des cages et des centres d'isolement, dans une violation brutale, inhumaine et ouverte du Droit International.

Lisez ici le texte de la déclaration de la République Bolivarienne du Venezuela:

Monsieur le Président:

En 1935, le Docteur René Spitz a étudié pour la première fois systématiquement et méthodiquement les effets produits sur les enfants séparés de leur mère. Il a observé après plusieurs semaines que les enfants perdaient peu à peu leurs capacités physiques (ils ne mangeaient pas, perdaient leur poids et ne dormaient pas), perdaient leurs compétences sociales (ils pleuraient fréquemment, ils perdaient tout intérêt pour leur environnement, ils arrêtaient de jouer ), ils perdaient même leurs capacités linguistiques, ils cessaient tout simplement de parler. Les enfants étudiés par Spitz sont entrés dans une phase régressive de leur développement qui est rapidement devenue une profonde dépression et si elle n'était pas traitée à temps, elle les affectait de manière irréversible.

Dr Spitz est considéré comme l'un des fondateurs de la Science qui étudie le développement de l'enfance. Depuis 1935, toutes les études scientifiques ont corroboré les conséquences à long terme de la privation de l'amour maternel chez les garçons et les filles.

Ce que nous ne pourrions jamais imaginer, c'est qu'après tant de tests scientifiques, le gouvernement du Président Trump a décidé par décret, et non par erreur, de faire payer à des milliers d'enfants ce terrible coût sur leur santé physique et émotionnelle. Séparer des enfants à leur mère est une décision cruelle, inhumaine et immorale, mais cela constitue, surtout techniquement, un crime parce que des milliers d'enfants sont soumis, délibérément, à des privations qui ont les mêmes effets que la torture. Ces faits démontrés par la science sont irréfutables.

La politique de séparation des enfants de leurs parents est une abomination, une honte universelle, mais le pire est que ses auteurs le défendent en lisant des versets de la Bible. Une telle arrogance est intolérable.

Avant-hier nous écoutions le Vice-président Pence au Brésil citant les Écritures sur «faire la justice, aimer la bonté» au Venezuela et hier nous avons vu menacer les Présidents de l'Amérique centrale, les appelant un danger pour leur sécurité nationale.
Cet immense aveuglement moral est le résultat d'une idéologie ethno-nationaliste et suprématiste, qui considère les Latino-Américains comme inférieurs.Cela dans le monde entier a un nom et cela s'appelle le racisme.

Monsieur le Président:

Dans leur budget de 2018, le Congrès des Etats-Unis justifie ainsi l'argent qu'il donne à l'OEA, je cite:"L'OEA promeut les intérêts politiques et économiques des États-Unis dans l'hémisphère occidental et contrecarre l'influence de pays comme le Venezuela".

Nous devons reconnaître que le rôle de cette organisation n'a jamais été mieux décrit. Cela explique pourquoi, après un an et demi d'insultes, d'humiliations et de menaces du Président Trump envers les Peuples Latino-Américains, un Conseil Permanent Extraordinaire n'a jamais été consacré aux agressions racistes et bellicistes. C'est ce qui explique le silence du Secrétaire Général qui ne fait qu'adhérer timidement à une déclaration de la CIDH alors qu'il est si peu attiré dans d'autres affaires.

C'est l'énorme influence corrosive du pouvoir du Président Trump qui explique pourquoi la CIDH est si active avec tant de pays et si passive avec les États-Unis. En 1962, il y a 56 ans, c'était le dernier rapport de la CIDH sur les Droits de l'Homme aux États-Unis. Aujourd'hui, face à la politique la plus cruelle, l'utilisation et le traitement dégradant et préjudiciable à de milliers d'enfants en Amérique latine dans des situations de vulnérabilité, la CIDH ose seulement exprimer «son inquiétude».

Pour conclure, Monsieur le Président, pour tout ce qui précède, nous ne pouvons pas soutenir cette résolution présentée aujourd'hui. C'est une résolution tardive et insuffisante qui ignore l'incapacité démontrée par les Organes de l'OEA à dénoncer les violations massives des Droits de l'Homme sur notre continent parce qu'ils ne peuvent tout simplement pas rompre les chaînes qui les soumettent au gouvernement des Etats-Unis. Nous ne pouvons pas nous tromper.

Nous maintenons notre espoir que dans un avenir pas trop lointain, l'indignation du continent et de la grande nation des Etats-Unis elle-même vainc les idéologies de la haine qui aujourd'hui prennent en otages les plus vulnérables pour imposer leur vision imprescriptible du monde.

 

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