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Expert de l'ONU met en garde contre l'utilisation du mot "crise humanitaire" pour intervenir au Venezuela PDF Imprimer Envoyer

ExpertoCaracas, 02 février 2018.- L'expert indépendant des Nations Unies (ONU) sur la promotion d'un ordre international démocratique et équitable, Alfred de Zayas, a mis en garde contre l'utilisation du terme «crise humanitaire» pour intervenir au Venezuela et renverser le Gouvernement actuel.
"Ce terme de crise humanitaire devient facilement le prétexte d'une intervention, dans le but de renverser le Gouvernement actuel, qu'il le veuille ou non, c'est le Gouvernement élu", a-t-il expliqué lundi dans une interview sur la chaîne TeleSUR.

De Zayas a indiqué qu'au Venezuela il y a un problème de pénurie de nourriture et de médicaments, "mais ce n'est pas une situation d'urgence aiguë" et que le Gouvernement a une série de programmes pour résoudre ces situations.

"Je n'aime pas les exagérations, les crises humanitaires existent dans de nombreux pays en Afrique, au Moyen-Orient, au Venezuela il y a une pénurie, mais nous devons connaître les causes de ces problèmes, dans quelle mesure la faute du Gouvernement, dans quelle mesure d'une guerre économique qui vient de l'étranger, des sanctions, de la chute du prix du pétrole, de l'inflation, de la contrebande (à la Colombie) ", a-t-il expliqué.

L'expert de l'ONU a rappelé l'histoire de la crise au Chili en 1973, mais "n'oublions pas que (Henry) Kissinger et (Richard) Nixon ont déclaré qu'un modèle alternatif ne pouvait être toléré en Amérique latine et que le gouvernement était renversé. (de Salvador Allende) par la force dans un coup d'état ".

Crise à distraire

De même, De Zayas a indiqué qu'une autre possibilité des allégations d'une supposée crise humanitaire au Venezuela est de détourner l'attention: "Il y a d'autres problèmes, au Brésil, au Honduras, en Argentine, dont on parle très peu".

L'expert indépendant a expliqué que l'intervention dans un pays ne peut être maintenue qu'en cas de génocide, comme le Rwanda en 1994 et le Cambodge dans les années 1970.
Il a expliqué que le paragraphe 3 de l'article 2 de la Charte des Nations Unies est très clair dans sa condamnation des interventions, car il préconise la résolution des conflits par le dialogue.

"Les membres de l'Organisation régleront leurs différends internationaux par des moyens pacifiques de manière à ne pas mettre en danger la paix et la sécurité internationales, ni la justice", déclare l'Article 2, paragraphe 3, de la Charte des Nations Unies.

Sur les accusations du la droit international de juger le président constitutionnel du Venezuela, Nicolás Maduro, pour crimes contre l'humanité, l'expert de l'ONU a assuré que c'était quelque chose de "surréaliste" et "pas sérieux". Il a indiqué qu' '"il y a 20 ou 30 autres chefs d'Etat qui tomberaient plus facilement sous cette juridiction". Il a également demandé pourquoi les gouvernements impliqués dans des crimes contre l'humanité ne font pas l'objet d'une enquête lors d'interventions militaires en Irak, en Afghanistan et en Libye.

Fuente en espanol :http://minci.gob.ve/2017/12/experto-la-onu-advierte-del-uso-crisis-humanitaria-intervenir-venezuela/

 

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